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Trump répond aux attaques dans le détroit d’Ormuz par la force
Le mardi soir, heure de la côte Est, le 7 juillet, les États-Unis ont lancé une série de frappes aériennes militaires puissantes contre des cibles militaires iraniennes.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a indiqué que l’opération constituait une réponse directe aux attaques iraniennes contre trois pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz entre la nuit de lundi et le mardi, dont le navire qatari de gaz naturel Al-Rekayyat et le pétrolier saoudien Wedyan.
L’un des navires a été embrasé lors des attaques.
Le CENTCOM a qualifié l’agression iranienne d’« injustifiée, dangereuse et constituant une violation manifeste du cessez-le-feu. »
Les frappes aériennes américaines ont visé des installations portuaires, des défenses aériennes, des sites de surveillance côtière ainsi que des sites de lancement de missiles et de drones, dont la ville portuaire de Bandar Abbas.
Des responsables américains décrivent cette réponse comme plus importante que celle du mois dernier.
Trois semaines de violations iraniennes depuis le protocole d’accord (MOU)
Le président Trump et le président iranien Pezeshkian ont signé un protocole d’accord (MOU) le 17 juin pour mettre fin à la guerre, rouvrir le détroit et ouvrir 60 jours de négociations en vue d’un accord permanent.
L’Iran a commencé à tricher presque immédiatement.
Fin juin, des forces iraniennes ont attaqué des navires commerciaux dans le détroit, et les États-Unis ont répondu par des frappes aériennes de représailles contre des sites militaires iraniens.
L’Iran a ensuite escaladé avec des attaques contre Bahreïn et le Koweït.
Le 27 juin, la marine américaine a ouvert une route maritime élargie près d’Oman, contestant directement la prétention de Téhéran à contrôler la voie navigable.
Le schéma de ces attaques dans le détroit d’Ormuz est désormais familier : l’Iran signe, l’Iran triche, les États-Unis répondent.
Le pétrole, les alliés et un monde nerveux
Le Brent a bondi d’environ 2,5 % pour atteindre près de 74 dollars le baril, après avoir dépassé les 100 dollars plus tôt cette année pendant la guerre.
Chaque attaque iranienne alimente l’inflation mondiale et la pression sur les taux d’intérêt.
L’Europe, pendant ce temps, parle plus qu’elle ne navigue.
Oman a accepté la semaine dernière de travailler avec le Royaume-Uni et la France pour sécuriser ses eaux territoriales, et une mission navale européenne réunissant l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et la Norvège était annoncée prête à se déployer dans les prochains jours.
N’en attendez pas trop.
Macron a déjà renvoyé son porte-avions en France, la Belgique admet qu’aucune décision politique n’a été prise, et Téhéran a averti que le détroit d’Ormuz n’est « pas un théâtre pour l’exhibition militaire de puissances extra-régionales. »
Si la guerre se rallume, la flotte européenne restera vraisemblablement à l’abri dans ses propres ports.
Ajoutant à la tension, lors du sommet de l’OTAN à Ankara, Trump a évoqué la vente de chasseurs F-35 à la Turquie, une initiative que des analystes estiment susceptible de modifier l’équilibre des forces au Moyen-Orient.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth se rend en Israël mercredi pour apaiser précisément ces inquiétudes.
Le protocole d’accord (MOU) est fondé sur les résultats, et l’Iran vient d’échouer au test
Quelques heures avant le début des frappes aériennes militaires, le Département du Trésor des États-Unis a révoqué la licence qui permettait à l’Iran de vendre son pétrole, supprimant ainsi le principal avantage que Téhéran tirait du MOU.
C’est exactement ce que nous avons soutenu lorsque nous avons couvert les préoccupations d’Israël concernant cet accord : pas un dollar ne devrait parvenir à l’Iran avant une conformité vérifiée.
Les responsables israéliens ont averti à plusieurs reprises que l’Iran pourrait violer l’accord avant de bénéficier d’un allègement des sanctions, et l’Iran leur a donné raison en moins de trois semaines.
Voilà à quoi ressemble la paix par la force dans la pratique. L’accord ne rapporte que lorsque l’Iran se comporte correctement, et lorsqu’il ne le fait pas, les conséquences arrivent le jour même, en dollars et en puissance de feu.
La force préserve la paix, et la faiblesse invite les loups.



