Coup d’État silencieux du CGRI en Iran : Pezeshkian écarté et impuissant

Un coup d’État silencieux du CGRI en Iran : sans chars, sans annonce. Le président Pezeshkian a été mis à l’écart, privé d’accès au Guide suprême et exclu des décisions militaires. Il a qualifié de « folie » les frappes non autorisées du CGRI contre les Émirats arabes unis. Les hommes qui négocient avec Washington n’ont aucune autorité sur les hommes qui contrôlent les missiles.

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Deux officiers militaires iraniens patrouillent dans le couloir d'un bâtiment gouvernemental, Téhéran.
Deux officiers militaires iraniens patrouillent dans le couloir d’un bâtiment gouvernemental, Téhéran.

Le coup d’État silencieux du CGRI

Pas de chars dans les rues. Pas d’annonce publique.

Mais ne vous y trompez pas : le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a effectivement pris le contrôle du gouvernement iranien, écartant le président Masoud Pezeshkian dans ce que plusieurs analystes qualifient désormais de « coup d’État silencieux ».

Fox News rapporte que le CGRI a bloqué les nominations présidentielles, mis en place un conseil militaire contrôlant l’accès au Guide suprême Mojtaba Khamenei, et prend désormais les décisions de temps de guerre sans supervision civile.

Le gouvernement élu de l’Iran est, à toutes fins pratiques, un fantôme.

Pezeshkian parle de « folie »

Le président iranien lui-même aurait confronté les associés du commandant de le CGRI Ahmad Vahidi lors d’un éclat sans précédent, qualifiant les frappes de missiles et de drones non autorisées contre les Émirats arabes unis de « complètement irresponsables » et de « folie ».

Selon Iran International, ces frappes ont été lancées sans la connaissance ni la coordination du gouvernement.

Pezeshkian a demandé à plusieurs reprises des réunions d’urgence avec Khamenei. Il s’est vu refuser chaque fois.

Un chef d’État en exercice qui ne peut rencontrer son propre guide suprême et ne peut arrêter sa propre armée ne gouverne pas.

Il est un otage en costume.

Qui dirige réellement l’Iran ?

Pendant que les diplomates négocient au Pakistan, Vahidi lance des frappes contre les voisins du Golfe.

Pendant que Pezeshkian plaide pour une désescalade, le CGRI ferme unilatéralement le détroit d’Ormuz.

Comme l’a dit crûment un analyste : « il n’y a personne du côté iranien qui ait à la fois la volonté de conclure un accord et le pouvoir de l’autoriser. »

Washington doit voir cela clairement.

Tout accord signé par des civils iraniens est sans valeur si le CGRI refuse de le respecter. Les hommes à la table des négociations n’ont aucune autorité sur les hommes qui détiennent les missiles.

Priez pour que cette fenêtre ne se ferme pas avant que le peuple iranien trouve sa liberté.

Réponse à @homeroboscan [Répondant à : https://x.com/homeroboscan/status/2051715991898353786?s=20]