Trump n’a pas signé l’accord MOU avec l’Iran — voici pourquoi c’est judicieux

Les négociateurs américains et iraniens ont atteint un cadre de 60 jours pour l’accord MOU avec l’Iran — mais Trump n’a pas encore signé. Il déclare qu’il n’est « pas satisfait. » Bien. L’Iran veut la levée des sanctions avant de faire quoi que ce soit. Trump exige un allègement uniquement en échange de résultats concrets. Le détroit d’Ormuz, l’enrichissement nucléaire et les mandataires régionaux sont tous en jeu.

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Porte-avions flanqué de destroyers fendant les eaux étroites du détroit d'Ormuz au crépuscule.
Un groupe aéronaval de la marine américaine patrouille dans le détroit d’Ormuz.

Trump tient bon sur l’Accord MOU avec l’Iran

Axios rapporte, en citant deux responsables américains, que les négociateurs américains et iraniens ont abouti à un cadre pour un protocole d’accord (MOU) de 60 jours visant à prolonger le cessez-le-feu et à ouvrir des négociations nucléaires.

Mais le président Trump ne l’a pas encore signé. Il a déclaré sans détour cette semaine qu’il n’était « pas satisfait » des termes actuels.

Bien. C’est exactement le bon instinct.

L’accord MOU avec l’Iran tel qu’il est rédigé inclut un principe américain fondamental sur lequel Trump a insisté dès le premier jour : « des allègements en échange de résultats concrets. »

L’Iran est entré dans ces négociations en exigeant que les fonds gelés soient libérés immédiatement et que les sanctions soient levées avant qu’une seule concession vérifiée ne soit faite.

L’administration Trump a dit non. Les concessions d’abord. Les allègements ensuite.

Pas un dollar avant que l’Iran ne livre quelque chose de réel et de vérifiable sur le terrain. Ce n’est pas de l’entêtement, c’est le seul levier dont disposent les États-Unis, et Trump le sait.

Accord MOU avec l’Iran : le détroit d’Ormuz est le véritable enjeu

Le projet de MOU exige que l’Iran déminage le détroit d’Ormuz dans un délai de 30 jours et garantisse la libre circulation des navires commerciaux, sans aucun péage ni aucun harcèlement.

Le blocus naval américain ne sera levé qu’en proportion du rétablissement effectif de la liberté de navigation, non pas sur la base des promesses de l’Iran, mais sur la base des actions de l’Iran.

Non pas sur les paroles de Téhéran, mais sur des résultats vérifiés que les commandants navals américains peuvent confirmer sur le terrain maritime.

C’est une stratégie intelligente. Le détroit d’Ormuz est la veine jugulaire de l’approvisionnement mondial en pétrole. Près de 20 % du pétrole échangé dans le monde transite chaque jour par ce goulet d’étranglement étroit.

Celui qui le contrôle contrôle le marché de l’énergie, et par extension, exerce une pression économique sur chaque nation qui dépend de la stabilité des prix du pétrole.

Ce n’est pas une petite carte à jouer. C’est tout le jeu.

L’Iran l’a bien compris lorsqu’il a déployé des mines et lancé l’Autorité du détroit du golfe Persique pour percevoir illégalement des droits sur la navigation internationale.

C’était une guerre économique déguisée en administration maritime.

Le Trésor américain a sanctionné cette opération, et CENTCOM a fait passer le même message depuis les airs tout au long de la semaine.

Washington ne bluffe pas.

Trump ne renoncera pas à ce levier tant que l’Iran ne l’aura pas regagné étape par étape.

Chaque mine retirée. Chaque couloir de navigation vérifié. Chaque incident de harcèlement suivi de conséquences.

Le détroit d’Ormuz ne revient pas sous l’influence iranienne à titre de geste de bonne volonté. Il revient comme une récompense méritée pour une conformité vérifiée, et pas un jour plus tôt.

L’accord MOU avec l’Iran met en lumière les manœuvres nucléaires de Téhéran

C’est ici que le manuel habituel de temporisation de l’Iran apparaît dans toute sa clarté.

Des responsables iraniens ont désormais déclaré publiquement qu’ils n’aborderaient les clauses nucléaires qu’APRÈS la consolidation de la première phase du protocole d’accord (MOU).

Traduction : empocher le cessez-le-feu, empocher l’allègement des sanctions, empocher les fonds dégelés, puis revenir sur la question nucléaire plus tard, peut-être, si les conditions sont réunies, une fois la pression dissipée.

C’est exactement la même tactique que Téhéran a utilisée pour vider de sa substance l’accord nucléaire Obama de 2015. Temporiser. Exiger. Empocher. Recommencer.

Trump a vécu cette humiliation de l’extérieur. Il ne va pas la reproduire de l’intérieur.

Marco Rubio a été tout aussi clair : l’Iran doit démontrer des actions vérifiables en matière d’enrichissement nucléaire, et non de vagues promesses enfouies dans un langage diplomatique conçu pour être rétracté ultérieurement.

L’accord MOU avec l’Iran est peut-être imminent. Mais imminent ne signifie pas signé. Et Trump a raison d’attendre.

La force à la table de négociation prévient la guerre dans le détroit.